En avril 2017, dans une galerie d'art parisienne de renom, un artiste d'art contemporain a exposé des lettres-dessins destinées aux extraterrestres. Quelques jours après, je décide de lui répondre en tant "qu'extra-terrestre"...

Un message lui a donc été envoyé dans une capsule spatiale en août 2017, message reprenant les signes de son dessin. Nous avons fait en sorte que ce message ne puisse être traduit par l'artiste dans le but de faire une suite.

Cette suite est une petite vidéo où l'extraterrestre au doigt vert lui explique pourquoi il souhaite entrer en contact avec lui. Cette petite animation a pour but de créer un réel échange artistique avec l'artiste.


L'inventaire environnemental est un projet divisé en trois parties : l'inventaire photographique, les espaces de stockage, et les expositions. Eléa Grise et son équipe de bénévoles inventorient tous les objets non naturels trouvés dans un bois privé non entretenu.

* L'inventaire photographique se définit par le tri, la prise de vue et le rangement des objets dans un contenant approprié hors ou in situ. Il s'effectue de jour comme de nuit. Pour des raisons sanitaires, l'opération s'arrête de juin à novembre.

* Les espaces de stockages sont des contenants abandonnés in situ. Le règlement intérieur interdit de rapporter un élément extérieur dans le bois. Il s'agit de les remplir de déchets, et d'établir un constat d'état et une restauration si ce dernier est abîmé par un tiers.

* Les expositions [à venir]
Eléa Grise considère cet espace comme son musée et tient à valoriser ce patrimoine écologique aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur. Ce musée peut donc prêter des objets pour une exposition sous conditions.

* Les reflets de mon inventaire
Les reflets de mon inventaire est une extension du projet.
Cette série fait l'objet d'une approche purement esthétique. Bien qu'elle ne présente pas réalistement le processus de gestion des objets, elle reflète dans l'objet son auteur en pleine acte d'inventorisation.

* Les inventaires constatés
Les inventaires constatés est également une extension du projet. Suite à la destruction d'un espace de stockage, les objets rescapés font l'objet d'une analyse graphique des altérations.

Pour des raisons de confidentialité, le lieu d'activité n'est pas communiqué.


Pas de date de fin de projet à ce jour
Nombre de bénévoles ayant contribués au projet : 7
Nombre de bénévoles réguliers: 2
Lieu d'action : Oise, Picardie


"Les inventaires constatés" est une extension du projet de l’inventaire environnemental. Dans cette série, l’artiste propose une analyse graphique des altérations des objets récolés dans le bois privé, actuellement en dépôt dans son atelier. Inspiré des constats d’état très colorés établis par les musées, Eléa Grise réalise ses constats sur des images de goulots de bouteilles en verre cassés. Leur état révèle des ombres très organiques qui renvoie à la source même du projet, le bois. Le constat en chaîne est une vision de notre monde, de notre façon de travailler. Contrainte de temps, d’espace, de lumière, de personnel, de visibilité, duplication des fichiers, circulation des documents, de nombreux paramètres court-circuitent, empêchent ou accentuent la précision de l’information. Les ombres multiples d’un objet est un moyen d’approcher de la vérité d'un constat avec différents points de vue et de s’en éloigner parce qu’ils sont erronés.



Eléa Grise et son équipe de bénévoles travaillent actuellement sur le projet "Rose Mécanique". Rose Mécanique est la synthèse de deux groupes de mot "pièce rose" et "pièce mécanique". Le projet a lieu dans une salle de bain, recouverte d'un carrelage vieux rose, dans une usine abandonnée, presque entièrement détruite, et ponctuées de graffitis simples ou élaborés. Le travail consiste à reprendre les archives de la société, laissées in situ, et de reporter au marqueur noir, sur les carreaux, un détail du plan d'une pièce mécanique. Pour des raisons de confidentialité, le nom de la société, et touts documents relatifs à l'activité de l'entreprise ne seront pas communiqués.

Fin du projet prévu pour fin 2014
Nombre de bénévoles à ce jour : 5
Lieu d'action : Oise, Picardie


Les grands mètres met en scène la répétition esthétique du geste en utilisant les objets élémentaires du gestionnaire des collections.
La vidéo se construit en sept temps correspondant aux sept jours de la création du monde dont chaque séquence est composée d'un enchainement de vingt photos rythmé par une musique contemporaine. Chaque jour est séparé par un fond noir et trouve son chiffre dans l'une des vingt images. Cette vidéo évolutive montre un premier jour placé sous le signe de la mesure, et de la démesure au bout du sixième jour. Le septième jour, étant la somme des six premiers, montre en vitesse accélérée toutes les manipulations réalisées. Création dans l’ombre, mains et mètres mis en lumière, nous ne voyons ce qui est crée car nous sommes le fruit même de cette création.